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Énigmes de l'histoire Le mystère de la Mary Céleste

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Ayant commencé sa carrière sous le nom d’Amazon le brick fut retrouvé dans l’océan Atlantique, le 5 décembre 1872, naviguant sous voilure réduite, sans personne à bord. L’équipage du bateau qui le retrouva, le Dei Gratia, commandé par le capitaine Morehouse, n’aurait trouvé aucune indication sur le livre de bord concernant les jours qui précédaient. Les dernières lignes situaient le navire à une centaine de milles des Açores (185 kilomètres) et étaient datées du 24 novembre. Toutefois, l’ardoise du navire indiquait qu’ils avaient atteint l’île de Santa Maria, le 25. Par contre, les instruments de navigation (loch, sextant, instructions maritimes…) manquaient à bord et une certaine quantité d’eau avait été embarquée dans les fonds. Des réserves de nourriture pour six mois étaient à bord. Seuls manquaient les deux canots, mais un avait été détruit à New York pendant le chargement de la cargaison et faute de temps n’avait pas été remplacé. Tout laissait penser à un abandon trop hâtif par son équipage (canot et instruments de navigation manquants) d’un navire apparemment en difficulté
La disparition du capitaine Briggs, de sa femme, de sa fille et des sept hommes de l’équipage, le sort de la cargaison de 1 701 fûts d’alcool dénaturé et l’incompréhension de ce qui s’est passé ont entraîné de la part des médias de l’époque un grand nombre d’hypothèses. On parla de mutinerie, d’attaque du navire pour récupérer sa cargaison, de rivalité amoureuse, de monstres marins
Le 26 mars 1873, le capitaine Morehouse reçut la somme de 1 700 livres du tribunal maritime, soit 5 % du prix du navire
Après l’affaire, la Mary Celeste changea de nombreuses fois de propriétaire et acheva sa carrière en janvier 1885, échouée volontairement dans une tentative d’escroquerie à l’assurance sur l’îlot Rochelais à l’ouest de Port-au-Prince, Haïti. Clive Cussler estime avoir retrouvé son épave en 2001 lors d’une expédition commissionnée par la NUMA, mais son identification a été contestée

Différents récits, en particulier une nouvelle d'Arthur Conan Doyle ont largement contribué à brouiller les pistes de ce drame. Certains faits, parfois totalement délirants, relatés dans ces romans et nouvelles, ou dans des articles de journaux, ont été repris sans discernement et se sont, au fil du temps, mêlés intimement à la réalité historique. Pour corriger les assertions fausses les plus fréquentes :

  • il n'y avait pas de chat noir abandonné à bord ;
  • il n’y avait aucun repas chaud sur la table de la cuisine ;
  • le piano de Mme Briggs, l'épouse du capitaine, n’a jamais été à bord ;
  • Briggs étant un protestant pratiquant, il ne tolérait aucun alcool à bord et l’alcool de la cargaison était imbuvable. Il aurait *donc été dans l’impossibilité de se saouler, de même que son équipage ;
  • Briggs et Morehouse n’ont jamais été amarrés à quai en même temps. Il n’y a aucune preuve qu’ils se connaissaient ;
  • aucun rescapé n’a jamais été retrouvé, John Pemberton étant une invention littéraire et Abel Fosdyk un canular


  • Un tremblement de terre sous-marin aurait effrayé l’équipage.
  • Une île serait apparue et aurait disparu aussi vite alors que l’équipage serait descendu du navire pour marcher sur elle.
  • Une tempête aurait effrayé l’équipage et une vague gigantesque l’aurait emporté du pont.
  • Un concours de nage entre le capitaine et son second aurait eu lieu et le reste de l’équipage aurait regardé la course sur une plate-forme qui aurait cédé, précipitant ses occupants à la mer.
  • Le cuisinier serait devenu fou et aurait empoisonné tout le monde avant de se suicider.
  • Mme Briggs aurait été tuée par son piano, mal arrimé (après une tentative du second, exaspéré, de le jeter à la mer). Cela aurait plongé le capitaine dans la dépression et celui-ci se serait mis à boire pendant plusieurs jours. Le second aurait fini par lui confisquer son alcool, et ce serait l’équipage qui l’aurait bu en deux jours. Revenu à lui, le capitaine aurait fait savoir qu’il voulait détruire le piano. Le piano aurait été jeté à la mer mais n’aurait pas coulé et aurait été récupéré par un autre navire. Puis le capitaine serait disparu, tombé à la mer ou peut-être poussé. Pour éviter une enquête sous une accusation de mutinerie, les hommes auraient quitté le navire avec la complicité des membres d'équipage du Dei Gratia
  • Les hommes, prêtés par le Dei Gratia avant le départ des deux navires, qui aurait accosté au même port, auraient supprimé le capitaine. Pour ne pas être accusés de mutinerie, ils auraient attendu le Dei Gratia avec le reste de l'équipage. Puis, les hommes du Dei Gratia auraient emmené les hommes de la Mary Celeste et fait semblant de découvrir le bateau afin de toucher la récompense de son armateur (c'est ce que raconta E. W. Head, le cuisinier, à un journaliste menant l'enquête).
  • Un des fûts d’alcool, du méthanol imbuvable, pas assez étanche, aurait commencé à exhaler des vapeurs à l’approche des Açores, puis aurait explosé du fait des propriétés chimiques du méthanol, ignorées par les hommes de science de l’époque (température propice à la combustion de 13 °C), suite aux infimes étincelles causées par les cerclages en fer, sans toutefois causer de dégâts conséquents. Seule la porte menant dans la cale se serait littéralement envolée par le souffle de l’explosion, créant la panique à bord. L’équipage se serait réfugié sur une chaloupe rattachée au bateau par la drisse, mais celle-ci céda parce que l’équipage aurait laissé les voiles hissées. C’est cette hypothèse qui est retenue par la plupart des chercheurs

Sources et auteur de cet article

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