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Centre d'interprétation

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Contrairement à un musée "classique" un centre d'interprétation n'expose pas une collection d'objets. D'un point de vue historique ce concept dont la théorie a été formulée par Freeman Tilden en 1957 et qui a fait ses premiers pas aux États-Unis dans les années 1950, s'est répandu dans les autres pays anglo-saxons dans les années 1970 puis par la suite dans les pays européens. Les premiers centres d'interprétation étaient associés aux parcs naturels. Par la suite les thèmes abordés se sont diversifiés : monument historique, industrie, activité artisanale
Contrairement au musée, celui-ci a souvent pour but d'avoir un impact économique, touristique ou autre sur la région où il est implanté

Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin

Le centre d'interprétation de la nature du lac Boivin (abrévié CINLB ou communément appelé le Centre de la Nature) est un organisme à but non lucratif fondé en 19801 qui a comme mission de conserver le territoire, les habitats, la faune et la flore du lac Boivin qui est la principale étendue d'eau de la ville de Granby (Québec, Canada)
Le CINLB fut fondé en 1980 lorsque le maire de Granby de l'époque, Paul-Olivier Trépanier mandatat l'homme d'affaire Gérald R. Scott pour présider le Comité d'aménagement du lac Boivin. Le comité décida alors de créer le parc Daniel-Johnson comme aire récréative et le CINLB pour l'observation de la nature1. Avant de servir de centre d'interprétation de la nature, on retrouvait à cet emplacement l'aéroport de Granby qui ferma peu avant de prendre la décision de développer l'aéroport régional des Cantons-de-l'Est en 1983 dans la ville voisine de Bromont

MuséoParc Alésia

Le 26 mars 2012, le premier ministre, François Fillon, le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand et le président du conseil général de la Côte-d'Or, François Sauvadet inaugurent le « Centre d’interprétation des assiégeants » du MuséoParc d'Alésia, première partie du projet de 52 millions € pour 150 000 visiteurs prévus annuellement, du conseil général de la Côte-d'Or et du ministère de la culture
Le MuséoParc Alésia est construit au pied du village d'Alise-Sainte-Reine sur deux sites distincts distants de 2 km, proche du site archéologique d'Alésia et de la statue de Vercingétorix d'Aimé Millet, sur le thème du siège d'Alésia (bataille décisive de la guerre des Gaules où s’affrontent en -52 plus de 200 000 soldats de l'armée romaine de Jules César et de la coalition gauloise de Vercingétorix)
Ce musée consacré au siège d'Alésia est inauguré le 26 mars 2012 dans un bâtiment cylindrique de 1 200 m2, 52 m de diamètre, entièrement vitré
Sont présentés : objets antiques, fac-similés, représentations de guerriers gaulois et de légionnaires romains, diorama, films, maquettes, bornes multimédia, reconstitutions de machines de guerre, maquette du site de la bataille d'Alésia
Sur le site extérieur contiguë de 6 500 m2, aménagé par le paysagiste Michel Desvigne, ont été reconstitués sur une centaine de mètres les doubles fortifications romaines (circonvallation et contrevallation) précédées d'un glacis, avec tours de guet et de défense, fossés, remblai, rempart, armes de siège (catapulte et scorpio), palissade et pièges hérissés de pointes restitués grandeur nature :
La ligne de fortification intérieur de 15 km qui bloquait les Gaulois sur le mont Auxois (contrevallation)
La ligne de fortification extérieur de 21 km qui protégeait les Romains d'une attaque extérieure par l'armée de secours (circonvallation)
Le bâtiment, conçu sur cinq niveaux de forme circulaire (rotonde de 15,5 m de hauteur, 53 m de diamètre) et recouvert d'une résille de bois de mélèze évoquant les ouvrages militaires romains et répondant à la démarche Haute qualité environnementale, est constitué notamment au premier étage d'une grande salle d'exposition à laquelle on accède par une rampe semi-circulaire et de plan hélicoïdal qui débouche sur une coursive annulaire, le plateau d'exposition étant divisé en espaces thématiques par des cimaises cintrées tandis que de longues-vues permettent d'observer le paysage d'Alesia à 360° au travers de la façade. Le deuxième étage abrite un auditorium surmonté d'une terrasse végétalisée qui permet une déambulation annulaire
Le parcours muséographique sur 300 mètres et 1 200 m2 de l'espace d’exposition permanente est scénographié de la manière suivante : le premier espace est consacré à « César écrivain » (représenté sur un panneau de verre de 3 m de haut, il déroule un volumen d'où s'échappent des citations et lettres qui se transforment progressivement en soldats), l'espace 2 est « La galerie du combat » (les soldats gaulois et romains prenant progressivement la forme d'une haie de colosses), l'espace 3 est un « diorama du monde antique occidental à l’époque de la Guerre des Gaules » (cyclorama de plan elliptique peint sur toile), l'espace 4 est « La République en crise » (frise chronologique sur la République romaine), l'espace 5 est « César, homme de guerre » (César cuirassé dessiné sur une plaque de verre de 3 m de haut légèrement dépolie à l’acide), l'espace 6 « La conquête de la Gaule » (cartes), l'espace 7 « Vercingétorix » (pendant de César, sur un panneau en verre le visage « flouté » pour se prémunir de l'iconographie mythologique du personnage), l'espace 8 « L’armée gauloise et l’armée romaine » (mobilier archéologique, castramétation), l'espace 9 « Le film du siège d’Alésia » (salle de spectacle et maquettes dans un couloir), l'espace 10 « L’empereur Napoléon III et la redécouverte scientifique du site d’Alésia » (statue de Napoléon III encadré par deux vitrines-cabinets octogonales), l'espace 11 « La preuve par l’archéologie » (Historiographie du débat sur la localisation d'Alésia sur une cimaise), l'espace 12 « Les Gaulois, Vercingétorix, Alésia : les mythes fondateurs de la nation »
Sources et auteur de cet article

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