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Histoire des religions Le jaïnisme

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Le jaïnisme partage de nombreuses et apparentes ressemblances avec l'hindouisme et le bouddhisme, mais il doit en être cependant différencié. Le jaïnisme est, d'un point de vue philosophique, un matérialisme éthique et sur le plan conceptuel, un agnosticisme (syâdvâda, de syat, signifiant « peut-être » : aucune vérité absolue ne peut être énoncée, mettant en garde contre toute guerre idéologique et violence – liée au fanatisme). Malgré ses temples, le jaïnisme peut être considéré comme « transthéiste 12 », mais il n'est pas athée (les dieux – forces de la Nature – existent et se réincarnent sous différents états d'êtres vivants), en précisant que certaines branches du jaïnisme refusent le culte des idoles ; ainsi : « Le culte, intérieur et extérieur, a valeur uniquement subjective et sert à la concentration de l'esprit du fidèle sur l'exemple d'êtres parfaits que l'on peut imiter, mais qu'on ne peut prier d'intervenir dans le destin de l'homme. L'homme, en dernier lieu seul avec lui-même, en compagnie de son seul effort, pourra parachever l'ascèse qui le portera à la paix au-delà de toute expérience humaine.»
La philosophie jaïne considère le monde comme infini univers symboliquement représenté sous la forme d'un corps cosmique, géant femelle ou mâle où, en son sein, les créatures se réincarnent sous différentes apparences depuis toujours. Selon le jaïnisme, l'univers, qui est infini, n'a pas été créé, et il ne cessera jamais d'exister :
« Le monde est incréé ; il n’a ni commencement ni fin, il existe par sa propre nature ; il est plein de jīvas [substances vivantes, âmes] et d’ajīvas [substances sans vie] ; il existe dans une partie de l’espace et il est éternel »
Samana Suttam
Quand l'univers aura atteint sa phase de déclin la plus basse (la sixième), le jaïnisme lui-même disparaîtra complètement. Puis, au cours de la suivante, il sera redécouvert et réintroduit par de nouveaux chefs spirituels appelés Tîrthankara (en sanscrit « les faiseurs de gué ») qui enseigneront à nouveau comment permettre aux âmes de mettre fin à leurs transmigrations successives (samsâra) et d'atteindre ainsi pour toujours leur libération (moksha)
Dans chacune de ces longues périodes — qui font penser au jour de Brahma de l'hindouisme —, il y a toujours vingt-quatre Tîrthankara. Dans l'ère actuelle du monde, le vingt-troisième a été Pârshavanâtha, un ascète et prophète, qui aurait vécu vers 850 - 800 av. J.-C.. Ce fut un réformateur qui réclama un retour à la croyance et aux pratiques de la tradition religieuse originale. Le vingt-quatrième et dernier Tirthankara de cette ère est connu par son titre, (Mahâvîra, le « grand héros » (599 - 527 av. J.-C.). Ce fut aussi un maître spirituel errant qui a rappelé les jaïns à la pratique rigoureuse de leur foi antique

Les jaïns croient que la réalité de l'univers est composée de sept principes éternels

  • L'âme, l'énergie ou substance animée (jîva) ;
  • Les substances non vivantes et non spirituelles ou ajîva (c'est-à-dire, le « non-jîva ») – ou pudgala – c'est la matière sous toutes *ses formes et conditions que sont : kâla (le temps), âkâsha (l'espace), dharma (le principe du mouvement) et adharma (le principe du repos) ;
  • La matière du karma ;
  • La servitude à la transmigration qui en résulte ;
  • L'arrêt du flot karmique ;
  • L'usure et l'élimination de la matière karmique ;
  • La délivrance ultime (moksha).

L'âme et la matière sont des substances identiques, dont l'une est consciente tandis que l'autre ne l'est pas ; elles sont douées de qualités fondamentales (guna), il existe deux catégories d'âmes :

  • Les âmes libres ou parfaites, franches de toutes attaches corporelles ou passionnelles (ce sont les tîrthankara ou « faiseurs de gué », sortes de prophètes qui sont au nombre de vingt-quatre, le dernier étant Mahavira)
  • Les âmes transmigrantes, qui comprennent aussi bien les hommes que les animaux, les végétaux, les minéraux, etc., identité qui amène l'homme à ne faire aucun mal à tout ce qui vit (pratique de l'ahimsâ)

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