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Musée Grévin

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Jusqu'au xviie siècle, il était commun après la mort d'une personnalité royale, d'exposer une représentation du visage de cette-dernière en cire. À partir de ce siècle, ce travail se développe et devient un art de Cour à part entière. Ainsi, le masque funéraire en cire du roi de France Louis XIV par Antoine Benoist est fameux. Celui-ci met même à la mode le « cabinet de cire », en créant une exposition présentant tout l'entourage direct de la reine Marie-Thérèse

Un siècle plus tard, vers 1770, le Bernois Curtius est invité à Paris par le prince de Conti, qui l'autorise à présenter au Palais-Royal l'exposition : « la famille royale au Grand couvert à Versailles ». Il est aidé par une jeune fille qu'il considère comme sa nièce et qui n'est autre que Marie Tussaud. Pendant la Révolution française, cette dernière moule ainsi les visages morts de Marat, Robespierre et du couple royal. Après la mort de son oncle et maître, elle déménage en 1795 à Londres, où elle établit en 1835 un célèbre musée de cire bientôt célèbre dans le monde entier (Madame Tussauds)

Au xixe siècle, plusieurs musées de cire parisiens tenteront en vain de succéder durablement à Curtius et d'égaler le musée de Mme Tussaud. En 1865, le musée Hartkoff s'ouvre dans une salle du passage de l'Opéra. Il s'agissait d'un musée géologique, ethnologique, et anatomique dont les moulages avaient été réalisés par le professeur Schwartz de Stockholm

Ouvert moins d'un an plus tard sur le boulevard des Capucines, le Musée français, œuvre du modeleur-anatomiste Jules Talrich, présentait quant à lui plusieurs statues de cire de personnages issus aussi bien de la littérature et de la mythologie que de l'Histoire. Il ferma cependant prématurément ses portes avant la fin de l'année 1867

En 1881, Arthur Meyer, alors directeur du quotidien Le Gaulois, avait envie que ses lecteurs puissent « mettre un visage » sur les personnalités dont il était question dans son journal. À cette époque, la photographie n'était pas encore devenue la norme dans la presse

Meyer décide alors de renouer avec un principe vieux de plus d'un siècle et se tourne vers le sculpteur, caricaturiste et créateur de costume de théâtre Alfred Grévin - qui avait réalisé des caricatures pour son journal - pour lui demander de créer les sculptures des personnalités qui font l'actualité

Le 5 juin 1882, le musée Grévin ouvre ses portes et c'est un succès immédiat. En 1883, c'est au tour de Gabriel Thomas de s'intéresser au projet. C'était un grand financier à l'origine de la Société d’Exploitation de la tour Eiffel et du Théâtre des Champs-Élysées. C'est lui qui a mis en place les structures financières qui ont permis au musée de se développer jusqu'à nos jours. Gabriel Thomas a également beaucoup contribué à développer le cadre et les décors du musée. En mars 1886 Emile Voisin, marchand et constructeur d'appareils de magie est chargé de préparer les premières séances de prestidigitation dans le futur Cabinet Fantastique. Le 29 décembre 1886 le magicien Carmelli est chargé de diriger le Cabinet Fantastique. Le 27 avril 1887 le magicien Dicksonn est accepté pour seconder Emile Voisin dans l'élaboration des programmes de prestidigitation. En 1889 la direction traite directement avec Carmelli et en 1892 le cabinet fantastique cède la place aux Pantomimes lumineuses d'Emile Reynaud. Le Cabinet Fantastique réouvrira quelques années plus tard jusqu'à ce que le groupe Astérix le ferme définitivement le 31 décembre 2000. Vers 1976 un magicien et musicien espagnol inconnu y fit ses débuts remarqués. Il s'appelait Garcimore. Ce musée a également été le lieu de la première projection en public d'un dessin animé, Pauvre Pierrot, le 28 octobre 1892, grâce au théâtre optique d'Émile Reynaud

Le musée Grévin est inscrit à l’inventaire des Monuments historiques, pour le décor intérieur de sa salle de théâtre : le rideau de scène est une toile originale de l'affichiste Jules Chéret ; le haut-relief « Les Nuées » destiné au-dessus de scène est l'œuvre du sculpteur Antoine Bourdelle

Le musée Grévin est un musée de cire privé (propriété de Grévin & Cie, inauguré le 5 juin 1882, une filiale de la Compagnie des Alpes depuis sa privatisation) situé dans le IXe arrondissement de Paris, en France, et dans lequel sont regroupées des reproductions en cire de personnages célèbres. Font aussi partie de la visite du musée le Théâtre Grévin (salle de spectacle) et le Palais des Mirages (attraction utilisant le principe de l'illusion d'optique). La salle de la Coupole et la salle des Colonnes possèdent de très beaux décors de style baroque datant de 1882
Il ne compte pas moins de 450 personnages de cire allant de Albert Einstein au Mahatma Gandhi en passant par Michael Jackson ou Alfred Hitchcock. De nombreuses scènes de l'Histoire de France y sont reconstituées, comme la captivité de Louis XVI au Temple ou Jeanne d'Arc sur le bûcher. On y retrouve également les grands événements du xxe siècle avec le premier pas de l'Homme sur la Lune ou la chute du Mur de Berlin
Régulièrement, de nouvelles personnalités font leur entrée au musée Grévin : la statue de Nicolas Sarkozy y est exposée depuis le 13 juillet 2006 et le basketteur français Tony Parker est entré au musée le 8 octobre 2006
Sources et auteur de cet article

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