Archeowiki-archeologie-histoire-archeowiki.jpg


planet movie


Participer à l'enrichissement et à l'élaboration d'archéowiki, le wiki des passionnés d'archéologie et d'Histoire, en faisant une demande de création de compte par le biais de ce formulaire - Recommandez archeowiki.com

Musée du Luxembourg

De archeowiki. Le wiki des passionnés d'archéologie et d'histoire
Aller à : Navigation, rechercher
  • Cet article est à compléter ou à modifier. Son état est provisoire et vous pouvez nous aider à l'améliorer.
  • Une demande de création de compte est obligatoire avant de créer, de compléter ou de modifier un article
  • Ce bandeau sera supprimé lorsque le contenu sera jugé conforme à archéowiki.
  • Participez à l'enrichissement et à l'élaboration d'archéowiki, le wiki des passionnés d'archéologie et d'Histoire

Musée du Luxembourg

Le Luxembourg fut le premier quartier de Paris à compter une galerie publique de peinture, et ce presque cinquante ans avant la création du muséum du Louvre. Ouverte le 14 octobre 1750, à l'emplacement même de la galerie de Marie de Médicis, dans l'aile Est du palais du Luxembourg, la galerie royale de peinture du palais du Luxembourg avait très tôt attiré les visiteurs étrangers, tant par la richesse que par la diversité des collections. La création d'une telle galerie dut être vécue comme un privilège royal conféré au quartier. Elle constitue également un jalon essentiel de la socialisation progressive des édifices privés au xviiie siècle
La paternité du projet de galerie publique est généralement attribuée à M. de Tournehem, directeur des Bâtiments du roi : « La collection des tableaux du Roy […] se monte à présent à 1 800 morceaux tant des maîtres étrangers que de ceux de notre école. De ce nombre, M. de Tournehem en vient de faire exposer 96. Nous avons lieu d'espérer qu'il nous les fera passer successivement en revue, du moins ceux qui peuvent être facilement transportés. »
Parmi les œuvres exposées dans la galerie Est figuraient : La Sainte Famille par Léonard de Vinci, La Vierge au lapin par Titien, des Raphaël, des Véronèse, des Rembrandt, des Poussin, des Van Dyck, ainsi que des œuvres de Claude Gellée dit Le Lorrain, etc. Dans la galerie parallèle, à l'ouest, étaient exposés la série de toiles biographiques commandées par Marie de Médicis à Rubens
C'est le comte de Provence, futur Louis XVIII, qui fit fermer la galerie en 1780 : il avait dès 1760 commencé à entreposer ses archives dans le Palais du Luxembourg, qu'il reçut en complément d'apanage en 1778. L'administration de la Couronne reprit les tableaux ainsi que l'ensemble de toiles de Rubens, et les déposa au Louvre en 1790

En 1803, la galerie, fermée depuis 1780, avait rouvert sous l'impulsion de Joseph-Marie Vien, sénateur et peintre en vue : avait-il agi isolément ou au nom du Sénat ? Le fait est qu'en 1802 c'est le Sénat qui avait financé, à hauteur de 4 500 francs de l'époque, l'achat de la série de toiles de Jacob Jordaens intitulée Les Signes du Zodiaque, dans le but d'en orner le plafond de la galerie Est du Palais du Luxembourg
C'est le peintre Jean Naigeon qui fut nommé conservateur de cette seconde galerie de peinture, en janvier 1803. Le nouveau musée fut inauguré le 26 juin 1803. Les Rubens avaient retrouvé leur emplacement d'origine, et la collection fut complétée par d'autres tableaux de maîtres (Nicolas Poussin, Simon Vouet, Jacques-Louis David…), ainsi que de la série des Saint Bruno par Eustache Lesueur
Le musée commença alors son expansion dans le Palais, en annexant trois salles dans l'aile Ouest, à la suite de la galerie Rubens, du côté de la rue de Vaugirard. Elles accueillirent, jusqu'en 1820 environ, la série des ports de France par Claude Joseph Vernet, puis d'autres toiles par Rubens et Lesueur
À la suite de la restitution des œuvres issues des pillages des guerres napoléoniennes, une grande partie des toiles constituant le musée du Luxembourg fut transférée au Musée du Louvre pour combler les lacunes laissées par ces restitutions : « […] Les lacunes immenses que la suite des événements de 1815 avoient laissées dans la magnifique galerie du Louvre, ont déterminé le gouvernement à y faire transporter de nouveau les tableaux de Rubens, de Lesueur et de Vernet, qui décoroient celle du palais des Pairs
Horsin-Déon, en 1849, s'interroge sur l'utilité d'un tel transfert : « […] le Louvre, quoique veuf de tous ces chefs-d'œuvre, n'en resta pas moins le musée le plus complet et le plus riche du monde. […] ». Cela était valable aussi bien pour les peintures que pour les sculptures. En effet, le musée du Louvre avait eu la possibilité de racheter sur place certaines œuvres restituées à leurs propriétaires qui souhaitaient, malgré tout, s'en défaire. Les pertes ne furent pas aussi importantes qu'on avait bien voulu le faire croire, ainsi que l'avouait Pierre-François-Léonard Fontaine dans son Journal : « Nous avons reçu ordre en même temps d'achever et d'arranger aussi le musée de sculpture qui malgré de nombreux enlèvements des étrangers sera encore après celui du Vatican le plus riche de l'Europe »
Sources et auteur de cet article

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Navigation
Boîte à outils