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Palais des beaux-arts de Lille

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Fondé en 1792 par le peintre Louis Joseph Watteau à partir des œuvres confisquées au clergé local, le musée des beaux-arts de Lille est parmi les premiers musées de France. Il bénéficie, quelques années plus tard, du projet de vulgarisation de l’art entrepris par Napoléon Ier : le décret Chaptal de 1801 désigne alors quinze villes françaises, dont Lille, pour recevoir des œuvres prélevées sur les collections du Louvre et de Versailles, principalement constituées de saisies révolutionnaires que les musées parisiens ne peuvent accueillir

Les peintres Louis Joseph Watteau et François Watteau, connus comme les « Watteau de Lille », sont très impliqués dans les débuts du musée. Louis Joseph Watteau réalise, en 1795, le premier inventaire des peintures confisquées pendant la Révolution française. Son fils, François Watteau, en sera le conservateur adjoint de 1808 jusqu’en 1823

Le fonds initial du musée est constitué des œuvres collectées au lendemain de la révolution dans les nombreux couvents et églises de la ville, en particulier la très riche collection du couvent des Récollets au sein de laquelle se trouve notamment La Descente de Croix de Pierre Paul Rubens. S'y ajoutent, en 1803, 46 œuvres données par l'État, parmi lesquelles Sainte Madeleine en extase, également de Rubens, et La Nativité de Philippe de Champaigne. En déshérence pendant les dix années qui ont suivi, le fonds se reconstitue lentement puis est fortement enrichi, à partir des années 1840, par les acquisitions du premier grand conservateur du musée, Édouard Reynart2, et de son successeur, Auguste-Joseph Herlin. Parmi les œuvres majeures, ces acquisitions comprennent notamment la Médée furieuse, d’Eugène Delacroix, La tentation de Saint Antoine de David II Teniers, L’Ascension des élus de Dirk Bouts, Cache-cache de Jean-Baptiste Camille Corot, L’après-dînée à Ornans de Gustave Courbet, Les Jeunes (ou La Lettre) et Les Vieilles (ou Le Temps) de Francisco de Goya, Saint Jérôme de José de Ribera ou la Tentation de la Madeleine de Jacob Jordaens

Le fonds bénéficie par ailleurs de nombreuses donations, dont celle de la collection du Chevalier Wicar, léguée en 1834, qui apporte au musée plus de 1300 dessins, parmi lesquels quarante dessins de Raphaël, et le Festin d’Hérode de Donatello. Ce legs sera notamment suivi de celui de 122 tableaux de la collection d’Alexandre Leleux, en 1873, qui apporte notamment la Jeune femme et sa servante de Pieter de Hooch et le Champ de blé de Jacob van Ruisdael, puis d'un legs de Puvis de Chavannes, en 1899, qui apporte un ensemble de dessins. Plus récemment, en 1949, le legs Maurice Masson fait entrer la peinture impressionniste dans le musée, avec, en particulier, Port-Marly, gelée blanche de Sisley et Le Parlement de Londres de Monet
Les collections sont réparties en sept départements : le département des Antiquités, du Moyen Âge et de la Renaissance, le département des peintures du xvie au xxe siècles, le département des sculptures, le département de la céramique, le département des Plans-Reliefs, le cabinet des Dessins et la numismatique
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