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Salles des croisades

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La redécouverte et l’étude du Moyen Âge, dès avant 1789, s’amplifient au lendemain de la Révolution française. Certes la création du Musée des monuments français date de 1794, mais c’est en 1831 que Victor Hugo publie Notre-Dame de Paris. C’est sous la Restauration qu’est créée l'École des chartes (1821) et que le musée du Louvre acquiert deux importantes collections d’objets médiévaux. De son côté, le musée national du Moyen Âge, dans l’hôtel de Cluny est inauguré en 1844. Et puis, Viollet-le-Duc restaure les sites médiévaux majeurs pendant le Second Empire. Mais en réalité, c’est tout un peuple ou tout au moins ses élites les plus cultivées qui se passionnent pour l’histoire et l’archéologie. Cet intérêt pour le Moyen Âge se retrouve aussi chez nos voisins anglo-saxons et fait le succès du roman Ivanhoé, et dans l’Allemagne pré-romantique et romantique. Les Things, ces assemblées de compagnons sous l'ancien régime et l’antiquité germanique se retrouvent même dans les écrits des premiers socialistes
La galerie des Batailles et les Salles des croisades ne sont pas créées par Louis-Philippe dans le but de permettre au peuple de retrouver d’hypothétiques libertés germaniques ou gauloises, mais de réconcilier les Français après les excès de certains révolutionnaires ou royalistes dans les décennies précédentes. Ce que le roi Louis-Philippe a fait à Versailles est bien, commente Victor Hugo. Avoir accompli cette œuvre, c'est avoir été grand comme roi et impartial comme philosophe ; c'est avoir fait un monument national d'un monument monarchique ; c'est avoir mis une idée immense dans un immense édifice ; c'est avoir installé le présent dans le passé, 1789 vis-à-vis de 1688, l'empereur chez le roi, Napoléon chez Louis XIV ; en un mot, c'est avoir donné à ce livre magnifique qu'on appelle l'histoire de France cette magnifique reliure qu'on appelle Versailles. Le roi bourgeois essaie dans le château des derniers Bourbons en rendant hommage aux croisés de flatter la noblesse et le clergé qui lui sont farouchement hostiles. En 1830, beaucoup d'officiers et de fonctionnaires ont démissionné pour montrer leur fidélité à Charles X. Cette tentative va échouer. Toutefois, comme pour les honneurs de la cour, ils fournissent des preuves pour que leurs familles soient représentées sur les murs de ces cinq salles. Mais les rares familles non éteintes n'abandonnent pas leurs convictions légitimistes pour cela et dénoncent, comme les exclues, des erreurs, soit bien réelles, soit des détails, comme la représentation des blasons. Ceux-ci pour les premiers croisés sont les armes que porteront leurs descendants. Comme on peut le voir les premiers blasons sont très simples. Le premier figuré, celui des Montpellier est : De gueules
Dès 1834, Louis-Philippe, dans le musée de l’histoire de la France qu’il vient de créer à Versailles, décide de consacrer aux croisades une salle du premier étage, derrière le salon d’Hercule. L’espace trop étroit est vite abandonné pour le rez-de-chaussée de l’aile nord. Le musée de l'histoire de France du château de Versailles, dédié à toutes les Gloires de la France, est inauguré officiellement par Louis-Philippe le 10 juin 1837, dans le cadre des festivités qui marquent le mariage du prince royal avec la princesse Hélène de Mecklembourg. Il comprend notamment ces Salles des Croisades dont les frises portent les armes et les noms des chevaliers croisés ouvertes au public en 1843
Pour les meubler Louis-Philippe commande 150 tableaux et plus de 300 figures. Les portes de l’Hôpital des chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem sont rapportées de Rhodes pour être insérées dans le magnifique décor néo-gothique qu’elles ont inspiré à l’architecte Frédéric Nepveu. Louis-Philippe innove en créant des salles dédiées aux croisades en tant qu’événements historiques et non comme un prétexte à glorifier un personnage. Les cinq salles des Croisades et la partie de la galerie de sculpture no 16 qui leur sert de vestibule, occupent au rez-de-chaussée le gros pavillon de l'aile du Nord, qui portait aussi le nom de pavillon de Noailles. Il était destiné à loger les principaux personnages de la suite du roi, de la reine et des princes

Sommaire

La première salle des Croisades

La première salle des Croisades et la partie du vestibule qui la précède, formaient un appartement occupé sous Louis XIV par le maréchal d'Estrées, et, sous Louis XV, d'abord par madame de Conflans, gouvernante des enfants de la maison d'Orléans, puis par la duchesse de Lauraguais, dame d'atour de la dauphine. Le plafond et la frise de cette salle sont décorés des armoiries des rois, princes, seigneurs et chevaliers qui prirent part aux trois premières croisades, de 1096 à 1191

La deuxième salle des Croisades

L'appartement que cette salle a remplacé fut habitée sous Louis XV, par la maréchale d'Estrées, puis par Madame de Goesbriant, dame de compagnie de Mesdames Victoire, Sophie et Louise. Les armoiries qui décorent le plafond et la frise appartiennent aux cinq premières croisades de 1096 à 1248

La troisième salle des Croisades

Cette salle et la partie du vestibule qui la précède formaient l'appartement occupé sous Louis XV par M. de Clennont, premier écuyer du duc d'Orléans, puis par la princesse de Carignan. Les armoiries qui décorent cette salle appartiennent toutes à la sixième croisade

La quatrième salle des Croisades

L'appartement que cette salle a remplacé fut habité, sous Louis XV, par la princesse d'Egmont, puis par la duchesse de Boufflers, dame du palais de la reine. Le plafond et la frise offrent les armoiries des Croisés et des chevaliers des ordres religieux depuis 1218 jusqu'en 1553

La cinquième salle des Croisades

Cette salle, qui s'étend dans toute la largeur du pavillon de Noailles, formait autrefois deux appartements occupés, sous Louis XV, en 1735 par l'abbé de Pomponne et la marquise de Mailly, dame du palais de la reine, et en 1755 par le prince Constantin, premier aumônier du roi, et par le duc de Luxembourg, capitaine des gardes. Les murs de séparation ont été remplacés par des piliers. Les portes en cèdre et le mortier en bronze placés au milieu de cette salle, proviennent de l'hôpital des chevaliers de Saint-Jean à Rhodes. Ces objets ont été donnés en 1836 au roi Louis-Philippe par le sultan Mahmoud. Les armoiries des principaux Croisés, depuis l'an 1096 jusqu'en 1557, décorent les plafonds et les piliers

Les salles des Croisades du château de Versailles créées par Louis-Philippe en 1843 comportent les armoiries et noms des principaux chefs croisés
Sources et auteur de cet article

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